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Trou de souris

Ce mercredi, on fait un petit tour sur l’eau avec une amie japonaise de mon épouse. Rien de très ambitieux, un petit aller-retour vers La Roche Bernard avec pour objectif de s’y arrêter et d’y prendre un petit goûter, en s’évitant si possible les bords de près sur la Vilaine.

Le vent vient de l’est, on décide donc de partir au moteur, on fera le retour à la voile. Le moteur qui ne faillira pas de la journée, il sait se comporter en gentleman.

Des bateaux derrière les rochers

Une fois en vue de la Roche Bernard, je contacte le port à la VHF pour m’enquérir de la place qu’on pourrait utiliser. Visiblement, il y a aujourd’hui plus de monde que cet été quand on s’y était arrêté là encore pour quelques heures et un rafraîchissement. Le port me suggère de me placer sur le ponton « Pénichette », c’est écrit dessus, mais je ne comprend visiblement pas tout le message, et doit les rappeler pour préciser. Sauf qu’au ponton pénichette, il y en a déjà une et je n’aurais pas la place de me mettre là sans déborder sur l’emplacement strictement réservé aux vedettes jaunes.

Pas la place ici
Pas la place ici

Je reprend donc la VHF, et cette fois ci, on me propose de me mettre dans le vieux port, sur le quai, entre le bateau restaurant et le ponton V. On s’approche, et je prends un peu peur, l’espace entre le bateau et le ponton ressemble à un couloir étroit d’une dizaine de mètres, finissant sur le quai, et je ne vois pas dans un premier temps comment m’amarrer. On prend comme première décision de rentrer, c’est trop tendu pour nous. Sauf qu’en reculant je finis par apercevoir les anneaux au sol, et si je ne change pas d’avis tout de suite, ça m’ennuie d’être venu jusqu’ici avec notre hôte pour ne pas profiter du lieu (qui est magnifique).

Un petit tour et je décide d’y revenir, on sort les gaffes, toutes les amarres, on décide d’un plan d’approche et on s’engouffre à nouveau dans le couloir. Au bout, un petit 420 accroché au bateau restaurant m’ennuie beaucoup, mais pif paf, on se retrouve collé ou presque au quai, sans taper nulle part. Grosse fierté. Mon épouse rejoint le quai avec une amarre qu’elle passe dans l’anneau, je la rejoins pour faire le noeud, un passant nous propose de l’aide : « Merci, on ne sait pas si on y arrivera, mais on tente le coup » :)

Et on a bien fait de tenter le coup, le bateau est amarré devant, puis derrière, les pare-battages relevés, on est bien. J’admire le volontarisme de mon épouse qui pour quelqu’un de pas totalement convaincu par le projet s’adapte à toutes les situations.

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Le retour fut finalement fait au moteur, le vent n’était plus là et on avait pour projet d’aller manger des fruits de mer au Croisic, on ne traîne pas.