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Une taille ou deux au dessus

Cette semaine, je reçois un coup de fil d’un ami : « Ghismo, tu travailles vendredi ? – euh oui… – parce que dans le cadre de notre mécénat, j’ai des places pour un tour sur le Belem…

– ah bah alors non, je ne travaillerai pas vendredi ! »

C’est ainsi qu’en quelques jours j’ai planifié une petite nuit sur le bateau parce qu’il est tout près de Saint Nazaire où était amarré le Belem, et puis aussi, surtout, parce qu’une nuit dans le bateau la veille d’un tour sur le Belem, c’est super cool et ça ne se rate sous aucun prétexte !

Jeudi soir donc, j’arrive en train à Pornichet, et après avoir mangé un burger bien fat, je retrouve mon bateau. La nuit est déjà tombée quand j’arrive. La surprise : on savait que le port nous avait attribué une place à l’année, et le bateau y a été déplacé.

Je n’ai pas grand chose à faire à bord sinon tester quelques lampes navettes à led dans les appliques du bateau. Et c’est littéralement le jour et la nuit ! Et quelle belle lumière blanche, on peut maintenant lire sans lampe frontale ! Les photos rendent difficilement la différence, mais elle est flagrante, je peux donc passer commande d’autres lampes du même modèle pour tout remplacer à bord.

J’appréhendais de passer une mauvaise nuit un peu trop fraiche, il n’en fut rien… sauf que je n’ai pas dormi quand même, le bateau est maintenant sous un projecteur puissant, il fait jour toute la nuit. Ce qui me rappelle un peu la nuit passée sur le terre plein à Arzal… Bon, on va envisager des rideaux un peu plus opaques. L’avantage quand on n’arrive pas à dormir c’est qu’on n’a pas besoin de se réveiller. À 6h je suis sur le pont, un café, une douche pas vraiment chaude, et me voilà parti pour Saint Nazaire !

Le Belem m’y attend, j’ai un peu d’avance et mes coéquipiers du jour arrivent en groupe, eux avaient fait une voiture au départ de Nantes, snobant ma proposition d’une nuit de camping sur le bateau. Le capitaine et son second nous accueillent, nous font le brief de la journée, un point sur la sécurité, et très vite, on appareille. Pour quitter le bassin de Penhoët, il faut franchir une écluse qui est très longue à passer. Contrairement à Arzal, il y a beaucoup d’eau à vider, le niveau ne descend pas vraiment à vue d’oeil… Pendant ce temps un gars à cornemuse sort sur son balcon, il sera salué par tous les passagers et la corne de brume du Belem en train de larguer ses amarres. Très vite après, on commence à voir l’océan. L’air est assez humide, pas vraiment chaud mais on est comme des gamins sur ce gros voilier. On nous met volontiers à la manoeuvre (pour moi ça commencera par hisser le faux-foc), et à bord une équipe de tournage interview le capitaine. On apprendra le midi qu’il s’agit de l’émission « on n’est pas des cobayes » de France 5, ce sont les petits qui seront contents d’apprendre son retour (et moi aussi, on se fait chier le vendredi soir sans « Thalassa », ni « On n’est pas des Cobayes » ni « Echapées belles », quelle misère la télévision) ! Ils ont un drone qui finalement attire presque plus l’attention sur lui que le Belem… Le soleil fait son apparition en fin de matinée, et le Belem file à belle allure, passe devant Pornichet et y fait son demi-tour. On était à table au moment du demi-tour et on n’a rien senti. Un gros bazar comme ça, c’est stable ! Retour sous un grand soleil froid à 16h30, avec un éclusage plus rapide que le matin et un demi tour sur place dans le bassin. Le Belem, ça a l’air de se diriger un peu comme un catamaran, avec deux manettes de gaz.

Mais que de plaisir ! Et si ma petite boite devenait à son tour mécène de ce beau navire ?