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C’est pas jojo, mais ça a l’air costaud

Il y a deux semaines, j’achetais une « machine à coudre manuelle » (28€ en ship chandler, moins de 10€ en magasin de couture)…

Ce petit outil a tout de manuel et pas grand chose d’une machine. Sa dénomination anglaise (speedy stitcher) n’en est pas moins trompeuse, ça n’a pas grand chose de speedy non plus.

Je ne m’attendais pas à autre chose cependant, les vidéos sur YouTube ne laissaient pas penser le contraire, chaque point est fait à la main, l’un après l’autre et ça prend une plombe. Et ça, c’est quand on ne se gourre pas dans le passage de fil, qu’on ne casse pas d’aiguille, qu’on ne se la met pas dans le doigt, qu’on ne fait pas de noeud, ou qu’on n’a pas d’autres problèmes qui font perdre bien du temps.

Néanmoins, ça permet de coudre des tissus épais, et je me suis dit que je pourrais essayer de réparer mon génois pour le début de ma saison, en attendant de recevoir celui qui est en commande.

Et je ne me suis pas contenté d’essayer, j’ai tenu bon, avec quelques points chaque jour, et aujourd’hui, mon génois est de nouveau d’une seule pièce. Les coutures pourraient être plus régulières: c’est pas jojo, mais ça a l’air costaud.

Ce qui me permet aujourd’hui d’affirmer que dans trois semaines, je pars pour une semaine en flotille dans la baie de Quiberon !

[Vidéo en préparation]

Pro tips :

  • L’aiguille fournie avec l’engin me semblait trop grosse pour coudre dans les voiles, j’ai utilisé pour mes réparations des aiguilles de machine à coudre pour cuir en 90 (j’en ai passé 5) et du fil à voile.
  • Le speedy-stitcher accepte les canettes classiques de machine à coudre. J’ai commencé en demandant à mon épouse de me faire une canette de fil à voile. Finalement, je chargeais le fil directement de la bobine et plaçait celle ci par terre, ça marche aussi bien, et on n’a pas de limite de longueur.
  • J’ai utilisé l’aiguille fournie avec la machine pour passer le fil (comme une navette), ça permet de saisir le fil plus facilement, de le laisser tomber avec le poids de l’aiguille. Je faisais en général passer le fil suffisamment de fois dans le chas pour n’avoir au maximum de la longueur du bras, plus long ça fait plus de manipulations.
  • Il faut vraiment faire attention à la boucle dans laquelle on passe le fil de l’autre côté du tissu : il faut le passer à la sortie de l’aiguille. Sans quoi ça fait des gros noeuds, et on doit recommencer le point. C’est bien de se donner une habitude : pour ma part, je piquais pour passer le fil à l’intérieur du zig-zag.
  • Reprendre le mou à chaque point, ça prend un peu de temps, mais quand ça fait des noeuds, ça en prend bien plus !
  • Pour faire du zig-zag, je me donnais en gros 3 fois la longueur de fil, ça fait des chutes, mais c’est tellement pénible de devoir arrêter la couture et repartir avec un autre fil….
  • Il faut au démarrage et pour arrêter la couture revenir sur ce qu’on a déjà cousu pour que ça tienne, se donner une belle longueur de fil avant de couper, et utiliser une aiguille à coudre pour filer le surplus le long de la couture.
  • Ne faites pas ça : portez votre voile chez un voilier, vous gagnerez votre temps et ménagerez vos nerfs.

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