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Briolisme en baie de Quiberon, j-1

Je comptais participer à cet évènement l’an passé déjà, mais mon bateau n’était alors pas encore rematé et le projet était tombé à l’eau. Lorsque Patrice (le père de l’évènement) a annoncé les dates de la flottille 2017, j’ai immédiatement posé mes congés et me suis mis en quête d’un équipier. Et ce fut Pascal, avec qui je sortais sur l’Erdre il y a quelques années qui a répondu présent.

Quelques courses d’avitaillement, quelques menues bricoles à bord, et nous voici à Pornichet le vendredi soir pour une nuit sur l’eau avec mon équipier en prévision d’un départ aux aurores.

Le réveil sonnera vers 6h, le temps d’un petit déjeuner, de régler le haubanage du mât, de passer au ponton carburant en panne de sans-plomb, d’y laisser mon jerrican (vide), et on est sur l’eau avec un peu de vent et beaucoup de nuages.

Je me rends compte alors que mon speedo reste bloqué sur le zero, seul le sondeur fonctionne, je me demande si la roue est bloquée par un truc ou si c’est la connectique qui est en cause. Je n’aurai pas l’occasion de vérifier ni l’un ni l’autre pendant cette semaine, mais c’est sur ma liste de trucs à vérifier. La girouette aussi est en vrac, probablement qu’une des tempêtes de l’hiver l’aura cassée. Mais pour ça mon équipier est plein de ressources : il utilise la ficelle d’un sac poubelle pour accrocher des penons aux haubans. Et je trouve que ces petits penons sont finalement bien plus utiles et lisibles que ma girouette.

On tirera deux bords en baie de La Baule avant de filer en ligne droite entre le phare du four et l’Île Dumet. Le vent nous abandonne alors, et on remonte en direction de Suscinio au moteur. Si le vent ne devait pas revenir, on aura du mal à arriver au Crouesty le soir, et on préfère se rapprocher de la côte. Le vent nous avait en fait donné rendez-vous sur le plateau de la recherche, on finira la journée sous voile en tirant des bords de près assez dynamiques.

Oh ! Au moment de remonter la ligne de traîne, une sardine suicidaire y est accrochée.

La pointe de Saint Jacques passée, on a le Crouesty en visu, mais la marée descendante ne nous aide pas beaucoup, malgré notre allure, le port reste loin. Je surveille l’heure de coucher du soleil, et on décidera de s’appuyer au moteur pour arriver avec les derniers rayons du soleil.

On y arrivera presque avec un port du Crouesty qui se vide et demande à montrer ses muscles pour contrer le courant. Dès le bateau amarré, le feu d’artifice qui cloture la Semaine du Golfe est tiré, quel accueil ! Et il y a encore des vieux gréements un peu partout sur l’eau.

On espère manger chaud et assis, mais les restaurants nous refusent les uns après les autres, on se rabattra sur un fast food belge et un burger pas mauvais du tout.

Les stats du jour :
17h15 de navigation et presque 39 milles nautiques au compteur, pointe sur le fond à 7,6 noeuds, pointe sur l’eau à 0 avec ce speedo cassé :/ une sardine remontée de la traîne.