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La saison la plus précoce de tous les temps !

Depuis que j’ai le bateau, je vise le printemps pour ouvrir la saison. Jusqu’à présent l’objectif n’avait jamais été atteint…

La première année, le bateau était sur terre plein et le refit du bateau m’avait mené jusqu’au 12 juin. S’en était suivi une nav haute en couleur de Nantes à Arzal sur deux jours, avec un moteur pas bien coopératif. La seconde année, j’avais mis le bateau sur terre plein à l’origine « pour une petite semaine de travaux » qui s’est transformée en deux mois de pièces manquantes et de tournevis à l’eau. L’an dernier c’était la réparation de mon génois qui m’avait conduit à commencer tardivement (mais juste à temps) la saison avec une fantastique flottille en baie de Quiberon.

Cette année, quatrième saison sur l’eau avec le bateau, le printemps n’est pas encore là mais on est déjà sur l’eau ! Et on doit ça à la motivation sans faille de mon neveux qui a loué un bateau début avril dans le golfe du Morbihan, et qui voulait pratiquer un peu avant.

L’hiver a été principalement consacré à un projet que j’ai depuis le début de l’été dernier : modéliser mon bateau en vue d’en faire un modèle réduit radiocommandé imprimé en 3D.

Pendant ce temps, on a passé une petite journée en famille en janvier pour un piquenique sur l’eau bien frais et légèrement humide. J’ai porté le moteur en révision qui m’a été rendu il y a deux semaines scruté de fond en comble et plein de belle graisse bleue qui tâche tous les pantalons qui s’en approchent. Moteur dont j’ai refait l’antifouling la semaine suivante. Mes voiles étaient stockées dans notre chambre, et j’ai passé à l’adoucissant mes écoutes et tous les bouts que j’ai pu démonter (l’an prochain on s’occupera des drisses). J’ai aussi mis à jour ma station de nav avec la dernière version d’OpenPlotter qui désormais se met à jour automatiquement sans devoir tout réinstaller. Et puis j’avais mis en charge ma batterie qui montrait quelques signes de faiblesse en fin de saison.

Nous somme le 17 mars, on rempli la voiture et on file vers Pornichet.

Le temps de tout installer, de chercher le sac avec mes écoutes que j’ai pensé un moment resté à Nantes, brancher la batterie qui ne donne absolument rien, charger la VHF sur le ponton, on est sur l’eau et aujourd’hui, c’est mon neveu qui barre dès le départ. Son épouse est avec nous et c’est une première pour elle.

On lui confie assez vite la barre qu’elle manipule avec beaucoup de talent, et je m’offre même le luxe de tester un petit live sur YouTube, pour voir. C’est tout vu, ça marche !

On part avec un vent qui est bien établi et une houle pas très commode. Trois voiliers tournent autour d’une bouée, on les laisse et on pointe l’étrave sur la sortie de la baie de la Baule. Tout le long de la sortie, une barre noire s’installe sur toute la longueur la côte, il doit faire sacrément moche à terre.

Nous on a du soleil et ça ne changera pas de la journée ! Mais le vent tombe vers 14h30, avant même qu’on ne tutoies les bouées du chenal. La houle en revanche est toujours là, les voiles claquent, je cherche une idée pour s’amuser encore un peu, et je me dis que le mouillage des Evens pourrait être un peu protégé. En s’en approchant, ça déferle quand même pas mal alors on se dirige vers le port. Petit exercice impromptu de recherche d’homme à la mer, et on rentre au port avec tous les pare battages à bord.

Au port, j’organise quelques petits ateliers autour des noeuds marins et de l’organisation du pont. Mes élèves en autonomie, je peux ranger et nettoyer le voilier qui en a bien besoin.

La prochaine sortie est prévue pour samedi prochain !