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Ah oui, on est déjà arrivés ?

Dimanche matin, on décolle de Piriac direction Le Crouesty à la rencontre des gars.

Il est 7h quand Erwan arrive à Pornichet pour m’emmener à Piriac. le port de Piriac ferme ses porte à 8h30, on prévoit de partir en prenant un peu de marge sur cet horaire là. Arrivé à Piriac, on prend un petit café avec Erwan, sa copine et son petit chien Moustique. Moustique qui est très marrant et aime beaucoup les navigations et les caresses. :)

Café vite avalé, on largue les amarres à 8h. Je fais connaissance avec Pignouf, le Brio d’Erwan : voiles neuves, grand voile lattée, winches self-tailing, ce voilier a été bien équipé !

La météo nous donne depuis 48h un vent de sud, pas bien fort, et qui progressivement passe à l’ouest dans la journée. Pour aller au Crouesty, on décide d’arrondir la route en passant au sud de Dumet, et de tenter un long bord de près tout rond. Dès le port passé, le vent est finalement d’est et bien établi, avec une houle d’est, elle aussi pas bien commode. On reste néanmoins sur l’idée de passer au sud de l’île Dumet avec une houle de travers qui oblige à corriger le cap en permanence. On dépasse Dumet au bout d’une grosse demie-heure et on part vent arrière, avec une houle qui semble se creuser encore un peu et qui menace au niveau du tableau arrière du bateau.

Erwan fait le même métier que moi, on discute tout du long de nos expériences professionnelles, électroniques, ou sur l’eau, on a quelques points communs :)

Images Erwan (Pignouf)

On discute, on discute, et sans qu’on ne s’en rende bien compte, on arrive au Crouesty à un train d’enfer, il est 11h20 quand on appelle Patrice pour lui demander à quelle heure on se retrouve, et on est prêt à entrer trouver un ponton ! Les autres gars ne seront pas là avant ce soir, sortie du Golfe oblige.

On se pose alors la question de savoir si on va au port avant tout le monde, ou si on tire quelques bords, et on décide de l’option intermédiaire : on tire des bords et on entrera au port avant les autres.

La visibilité est bonne et on voit très clairement Houat à notre babord. On décide d’aller y prendre un mouillage pour déjeuner. Erwan ne connaît pas encore ce terrain de jeu, pour ma part j’ai l’expérience du rassemblement de l’année passée. Je me souviens avec beaucoup de plaisir de ce mouillage pris à couple face à une plage du nord-ouest de l’île. On pointe l’étrave là dessus, on tente de se repérer sur le plan d’eau, Quiberon, Belle-île, Houat puis Hoedic se détachent les uns des autres au fûr et à mesure qu’on progresse.

Là encore la traversée au portant se fait sans mollir, même si le vent faiblit un peu avec le soleil du midi.

Je-ne-ferai-plus-jamais-de-panoramiques-sur-l’eau

Il est 13h quand on plante l’ancre au mouillage. On déjeune tranquillement, en profitant du paysage magnifique qu’offre l’île d’Houat ! On ne peut que se sentir privilégié avec ce soleil et à être là plutôt qu’ailleurs !

On repart une demie-heure après direction le Crouesty sur un bord de portant toujours bien dynamique.

On arrivera au Crouesty vers 16h, juste avant que le port ne soit pris d’assaut par des armées de croiseurs de belle taille. Un retour de régate, une flottille de jeunes du 93, et un port à moitié occupé par des bateaux de pêche loisir. Un zodiac nous attend à l’entrée du port, et on se trouve placé à couple d’un j80, à un endroit où on pourra prendre à couple les amis qui arrivent dans la soirée.

On pense aller prendre un verre au port quand les propriétaires du j80 arrivent pour le gruter. On est en effet placé juste sous la grue du port à sec, et les bateaux défilent ici, pour être grutés par leurs propriétaires, avec une assurance variable de ceux ci face à la – pas si évidente – manoeuvre. Après le j80 dégagé, on ferme la descente et part pour s’envoyer ce petit verre.

Au retour, plus de Pignouf, il n’est plus à sa place, prise par un trimaran à moitié replié. Le gars du port ne tarde pas à nous venir dessus, au moment où on venait de localiser le bateau à couple en face. Il nous explique qu’il a déplacé le bateau pour permettre au trimaran de se préparer au grutage et qu’on pourra reprendre notre place dans un quart d’heure. Quart d’heure qui dure un peu, mais on finit par regagner notre emplacement.

Images Patrice (Calimero)

Les gars arrivent à leur tour, d’abord Patrice et Didier sur le Tonic 23 tout neuf, puis Sébastien sur son Brio. Lionel nous rejoindra le lendemain matin sur l’eau. Erwan et Xavier (Chouf) le surlendemain à Belle-île. Evidemment l’attraction du soir, c’est le Tonic 23 de Patrice, qui surprendra tout le monde : quel espace intérieur pour une longueur à la flottaison si courte ! Quel confort pour pas plus cher au port !

Photo Erwan (Pignouf)

E-pa-tant !

Journée sur les chapeaux de roues

Matin : 22,8 milles, 4,9 noeuds de moyenne
Après midi : 9,8 milles, 4,1 noeuds de moyenne