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Quitter les îles

Le mercredi, on quitte les îles pour la presqu’île, presque le continent, disons à moitié…

On quitte Le port du Palais vers 10h avec sur la feuille de route un peu de Sauzon et Quiberon comme destination.

On sera les premiers sur l’eau, suivis par les autres le temps de deux bords dynamiques. Les bateaux se tournent les uns autour des autres avant de prendre la direction de Sauzon. La Chance découvre ses voiles : grand-voile noire, génois rouge, ce bateau a un sacré caractère !

Le temps est menaçant mais ne manque pas de luminosité, Belle île sous le noir des nuages, se pare d’un peu de brume lointaine qui nous offre un paysage vraiment merveilleux. Je découvre ce trait de côte qui sépare les deux ports de l’île avec beaucoup de plaisir.

Vidéo prise depuis La Chance

On arrive très vite devant Sauzon, où on retrouve Sebastien dont on se demande si il fait ses mots croisés, ses yeux ne quittent pas un ouvrage qu’on ne peut pas voir. En fait, il dénoue sa ligne de traine remontée en vrac la veille et ça l’occupera jusqu’au soir.

On ne s’arrête pas, mais on continue jusqu’à chatouiller la pointe des poulains, où d’innombrables bateaux de pécheurs travaillent. Le canal 8 de la VHF est occupé autant que le plan d’eau.

Et puis, on met cap au nord-est avec un vent qui n’est plus aussi amusant que le matin. Lionel envoie son gennaker, La Chance un spi fantastique : tout blanc avec une énorme hermine dessus. Néanmoins les deux groupes qui se forment s’éloignent de plus en plus.

Après un long bord pas bien passionnant, on a Port Maria en face de nous. Un traversier en sort et nous fait route droit dessus, on le verra d’assez près d’ailleurs. Ce n’est qu’après avoir essuyé son mouvementé sillage qu’on entre dans le passage de la Teignouse. Petit évènement pour moi : tous les exercices de routage que j’ai pu faire passent à un moment par la Teignouse. Du moins c’est l’impression que mes lectures m’ont données, y être fait un petit quelque chose. Et la Teignouse, ce sont deux paires de bouées de chenal, une infinité de cardinales, un phare monté sur une barrique de vin, et un tapis roulant au milieu. Le vent nous abandonne en plein milieu. « Oh ! On est à 0 sur le fond ! » me lance Erwan… tous les autres sont au moteur, tous sont devant, y compris La Chance qui nous a remonté au moteur à une vitesse impressionante. A notre tour d’envoyer le moulin. Un court moment car on retrouve vite un petit vent à même de nous mener tranquillement à destination.

On entrera à Port Haliguen en même temps qu’un navire des phares et balises… « fanfares et balises » commentera Chouf qui a des copains dans cette formation brestoise.

On n’a pas fini de s’amarrer que le zodiac du port s’accroche à nous pour réclamer son argent. Au passage, il défoncera un bout du taquet de Pignouf. Et quand il revient un peu après à l’appel d’un d’entre nous qui a une question, il y en a forcément un au fond pour crier « on a déjà payé ! ». Port Haliguen est en plein travaux (pour trois ans), il ne fait pas très beaux, et ce port fait un peu penser à Pornichet : sans aucun doute pensé très pratique, mais sans beaucoup de charme. Des boutiques en préfabriqué partout, des infrastructures massives, quelques beaux bateaux, forcément.

Vient évidemment l’heure de l’apéro, pris dans un bar-restaurant du port, qui a une sélection musicale pleine d’amour. Les quolibets vont bon train auprès du couple de l’année :)

Retour sur le continent

13,8 milles parcourus, 4,2 noeuds de moyenne (fond)
Depuis dimanche : 72,2 milles parcourus