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Protection de la coque – Acte 1, scène 1

Long et ensoleillé week-end de trois jours, dont j’avais tronqué le vendredi grisâtre contre un lundi tout en bleu.

Le week-end commence donc le samedi après midi, avec une liste de choses à faire longue comme le bras. D’abord lancer le vernissage du safran, il faut 4 couches à 24h d’intervalle, la dernière couche sera posée mardi après le boulot. Deuxièmement, poncer la coque, à la ponceuse, grain 80, après m’être bien amusé à mastiquer, il fallait remettre un coup là dessus pour gommer l’effet rape. Troisièmement, poncer la jonction coque saumon, ça, c’est à la main (sans cale à poncer), pour que le papier aille bien dans l’arrondi ; j’ai du papier Abranet de chez Mirka, en 80, et c’est vraiment miraculeux. Quatrièmement, il était aussi temps de remonter le feu de poupe qui s’est vu doté d’une lampe à LED bon marché ; ça consomme moins, et c’est bien plus lumineux que les petite lampes navettes. Cinquièmement, remplacer le palan de pataras et la drisse de génois avec les bouts tout neufs matelotés à la maison cette semaine. Comme toujours, sur Sailorman, on finit la journée, et Ghismo gagne. Trop fort.

Le dimanche est un grand jour : on rhabille la coque du bateau. Pour l’occasion, ma soeur et son homme sont sur le chantier l’après midi ainsi que toute l’amirauté : mon épouse et les deux petits. Le matin, j’étais allé finir les préparatifs : donner un coup de chiffon à l’acetone pour dépoussiérer et dégraisser la coque et passer le saumon au celtimeto, un convertisseur de rouille essayé et approuvé par de nombreux voisins de chantier, après l’avoir essayé je le recommande également. Le produit se présente sous la forme d’un liquide laiteux, le liquide recouvre la fonte du saumon, prend une teinte bleutée, et en séchant, le métal retrouve une belle couleur brillante. En plus c’est surcouchable en 3h, je suis bien content d’avoir entendu parler de ce produit et de ne pas avoir utilisé l’acide chlorhydrique que d’autres recommandaient pour ça.

L’après midi, les troupes arrivent en ordre dispersés, et on sort les outils pour les différents ateliers. Il y en aura pour tout le monde. Ma fille voulait peindre avec moi, mais je ne me sentais pas de la faire manipuler le primaire epoxy, aussi, le matin, j’avais poncé la porte de la descente pour pouvoir (enfin) la traiter à l’huile de lin. Pour mon épouse, ce sera celtimeto sur les deux ancres du bateau et leurs chaînes. Et puis, une seconde couche de vernis sur le safran aussi.

Et pour ma soeur, son homme et moi : application du primaire Epoxy. On me demande comment faire… beh j’en sais rien, c’est une première pour moi aussi, du coup on expérimente chacun dans son coin, visiblement chacun sur des stratégies différentes (devinez qui gagne à ce petit jeux ? ;). 1h30 plus tard, on pouvait enlever la bande de masquage avant que la peinture ne devienne cassante.

Le lundi que j’avais troqué contre mon vendredi, moins de monde sur le chantier, cela va de soi. Le matin, une belle rosée sur le bateau. Et un petit évènement : la mise à l’eau d’un gros Dufour 410, je ne me lasse pas de ces évènements !

En attendant que ça sèche, un peu de matelotage, et la découverte du travail de la veille : c’est pas jojo partout ! des couches épaisses, des coulures, même des gouttes par endroit. Je commence la journée plein de jurons et de désespoir. Je sors la ponceuse pour essayer de rattraper le tir, et la ponceuse est bien trop puissante, je fais une belle marque sur le blanc de la veille (volée de jurons). Je sors ma cale à poncer, grain 120 et si ça se passe beaucoup mieux, c’est aussi beaucoup plus physique (autres volées de jurons). L’objectif : récupérer une coque aussi lisse et douce que l’avant veille. On en bave, on se donne et à la fin, on se dit que ça pourrait presque le faire, mais des doutes subsistent ; en même temps, poncer un peu plus et on revient deux jours plus tôt, c’est non !

Pause déjeuner, quelques courses bricolages (manque d’acetone), et on attaque la seconde couche en se demandant ce que ça va donner. Je mesure un litre de primaire, c’est un peu trop pour un seul homme, la fin finira de sécher dans le bac. Puis je mesure la moitié, du coup il m’en manque trois fois rien pour terminer, argh. Néanmoins, le ponçage de la matinée semble avoir porté ses fruits, je retrouve une surface comme je la souhaitais. Cette seconde couche est grise, j’avais insisté auprès du chantier pour avoir deux couleurs, je ne le regrette pas, je ne vois pas comment j’aurais su où j’étais passé juste aux reflets et à la différence de teinte. Là, gris sur blanc, c’est clair, on a bien deux couches partout.

Job done !

Et on n’oublie pas, en quittant le bateau de remettre un coup de vernis sur le safran. Dernière couche demain soir.

Ah ! et j’avais oublié, le coppercoat m’est arrivé jeudi soir, ce sera l’objet du prochain week-end de beau temps.

Le coppercoat est là !